Notre deuxième panel de la série « Tous pour l’égalité des genres » a réfléchi aux utilisations et limitations du système juridique pour réclamer l’égalité pour les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQ autochtones, avec Lynn Gehl (Écrivaine et artiste), Beth Kotierk (Maliiganik Tukisiiniakvik), Naiomi Metallic (Schulich School of Law, L’Université Dalhousie), Alana Robert (McCarthy Tétrault), et Breanne Lavallée-Heckert (FAEJ).

Vous pouvez télécharger la transcription du panel.

Veuillez lire le résumé du rapport « Utiliser le système judiciaire pour promouvoir l’égalité des femmes, des filles, et des personnes 2ELGBTQQIA autochtones » par Alana Robert. Le rapport complet est disponible uniquement en anglais.

Lynn Gehl 

Lynn Gehl est auteure et artiste. Son travail englobe à la fois la cause anticoloniale et la célébration du savoir autochtone. Elle conteste les pratiques, les politiques et les lois canadiennes du génocide colonial, telles que les revendications territoriales et le processus d’autonomie gouvernementale, la discrimination sexuelle de la Loi sur les Indiens, la destruction continue d’Akpatok et des chutes de la Chaudière, un lieu sacré des Anichinabés, et l’absence d’une politique canadienne tenant compte du fait que les femmes et les filles autochtones et handicapées sont plus souvent victimes de violence sexuelle. Elle tisse des ceintures wampum, réalise des formations rocheuses, peint et réalise des performances artistiques numériques. Elle a déjà deux livres à son actif The Truth that Wampum Tells: My Debwewin on the Algonquin Land Claims Process; et Claiming Anishinaabe: Decolonizing the Human Spirit et finalise actuellement la révision d’un manuscrit sur sa contestation de la Charte de la politique de paternité inconnue et non déclarée de l’AINC. Elle fait également des recherches sur l’histoire d’Akpatok.  

Beth Kotierk

Beth Kotierk est originaire d’Igloolik, au Nunavut et a grandi à Ottawa, en Ontario. Elle a étudié la sculpture, l’installation et la culture visuelle autochtone à l’Université OCAD de Toronto avant d’aller à la faculté de droit de l’Université d’Ottawa. Elle est actuellement avocate de droit civil à la Maliiganik Tukisiiniakvik (Commission des services juridiques du Nunavut) à Iqaluit, où elle avait occupé un poste de stagiaire précédemment. Après cette période, elle travailla avec des avocats des droits de l’homme en Afrique du Sud sur les questions du droit au logement et à la terre, dans le cadre du Programme international de jeunes juristes (YLIP) de l’Association du Barreau canadien.  

Naiomi Metallic 

Naiomi Metallic est originaire de la communauté mi’gmaq de Listuguj située dans le district Gespegewagi du Mi’kma’ki. Elle est professeure agrégée à la faculté de droit (Schulich School of Law) de l’Université Dalhousie, où elle est titulaire de la Chaire du chancelier en droit et politique autochtones. Elle est titulaire d’un BA (Dalhousie), d’un LLB (Dalhousie), d’un LLL (Ottawa) et d’un LLM (Osgoode), et a occupé le poste de clerc à la Cour suprême du Canada. Naiomi continue d’exercer son droit chez Burchells LLP à Halifax. En tant que juriste, elle souhaite surtout écrire sur la façon dont la loi peut être exploitée pour promouvoir le bien-être et l’autodétermination des peuples autochtones au Canada. 

Alana Robert

Alana Robert est une avocate métisse du Manitoba, qui travaille comme adjointe aux litiges chez McCarthy Tétrault à Toronto. Elle a fondé Justice For Women Manitoba, siège au conseil d’administration du Native Women’s Resource Centre de Toronto et a récemment rédigé un document de travail pour le FAEJ, sur l’utilisation du système judiciaire en faveur de l’égalité des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQQIA autochtones. Les plaidoiries d’Alana concernent la lutte contre la violence sexiste et la violence à l’encontre des MMIWG2S (des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées). Son travail dans ce domaine a été reconnu par le Prix du Gouverneur général en commémoration de l’affaire « Personne » et le Prix Indspire de la jeunesse métisse.  

Breanne Lavallée-Heckert (Modératrice)

Breanne Lavallée-Heckert est Métisse (Michif) de la rivière Rouge, selon le Traité n°1. Breanne est actuellement diplômée du supérieur, et suit un Master de droit à McGill. Ses recherches concernent la revitalisation du droit et du constitutionnalisme Métis. Elle est titulaire d’un BA en droit de la personne de l’Université de Winnipeg, ainsi que d’un doctorat en droit et d’un BA en droit civil de McGill. Breanne siège actuellement au conseil d’administration du FAEJ National.

Les panels sont financés par Femmes et Égalité des genres Canada (FEGC).